Le vin bio, ce n’est que le début…

Depuis 2013, le vin bio est bio de la vigne à la mise en bouteille et réglementé par un cahier des charges européen, ce qui n’était pas le cas auparavant. Pour obtenir le label AB (Agriculture Biologique), un organisme de certification comme Ecocert vient vérifier l’utilisation par les vignerons de produits chimiques sur leurs vignes. Au moment de la vinification, ils ont toujours le droit d’ajouter des ingrédients (intrants) pour modifier le vin, mais les additifs autorisés sont strictement réglementés. Arômes, colorants, agents de conservation synthétiques sont interdits. Le sulfitage est limité (100mg/litre dans le rouge, 150mg/litre dans le blanc, contre respectivement 150 et 200 mg/litre pour les vins conventionnels).

À savoir : le sulfite est présent dans TOUS les vins (mais en quantités inférieures à partir du bio), il peut être responsable du “mal de crâne” mais demeure néanmoins un antioxydant et un conservateur efficace.

Par ailleurs en bio, rien n’interdit l’acidification, la désacidification, la chaptalisation (ajout de sucre), le traitement thermique (stabilisation du vin), l’ajout de tanins, de copeaux de bois (pour les “boiser”), ou l’ajout de levures industrielles.

Il faut donc bien comprendre que le bio est un premier pas vers un plus grand respect écologique mais que ce n’est pas parfait. La biodynamie va beaucoup plus loin.

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